Liens

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Présentation

  • : La Musique d'antan
  • letempo
  • : musique
  • : Bienvenue sur mon blog consacré à la musique d'antan. Vous trouverez des articles aussi bien sur la théorie musicale que la partie instrumentale (tonalité, accords...) composition d'un orchestre harmonie/fanfare...
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Extrait clarinet

Ecouter un morceau

Recherche

Texte libre

http://www.ressons.info  Très bientôt vous aurez la possibilité de consulter mon " blog perso " avec le moteur de recherche ' Google " en tapant ( Ressons sur matz informations communales ) puis un clic sur Arts / Annuaire / Picardie / Site perso / La Musique d'antan.

2ème possibilité ; Pour découvrir mon Blog Perso avec le moteur de recherche " Google " tapez le mot ( site:letempo.over-blog.com )  

Pour découvrir mon Forum en 3 Clics seulement.

Mercredi 17 janvier 2007

La Mesure : est la division en parties égales, que l'on fait de la musique pour en facilité la lecture et l'exécution, chacune de ces parties renferme le même nombre de Temps, ayant tous la même valeur.

On distingue deux espèces de mesures:

La Mesure Binaire  ( dite Simple ) 

La Mesure Ternaire ( dite Composée )

La mesure est Binaire lorsque chaque Temps qu'elle contient est divisible par deux, elle est Ternaire, au contraire, lorsque chaque Temps est divisible par trois.

Les fonctions qui servent a désigner les Mesures ont une signification fixe.

Le Numérateur ( chiffre supérieur ) indique le nombre de notes qui renferme la mesure, et Le Dénominateur  ( chiffre inférieur ) indique la valeur des notes comparées à la Ronde, qui est toujours considérée comme l'unité de Temps.

Exemple dans la Mesure à 2/4 ; le chiffre 2 indique qu'il faut 2 notes pour la mesure complête, et le chiffre 4 , que ces notes sont des quarts de Ronde, c'est a dire des Noires.Rappelons que pour battre la Mesure à deux Temps on marquera le 1er Temps en baissant la main, se sera le Temps fort,le 2ème en la levant, se sera le Temps faible,  dans la Mesure à 2/4, la blanche et la demi-pause valent deux Temps ; la noire et le soupir, un Temps ; il faut deux croches par Temps. 

Dans la Mesure à 6/8 , le chiffre ( 6 ) qui est le Numérateur, indique qu'il faut 6 notes pour la Mesure, et le chiffre ( 8 ) qui est le Dénominateur, indique que se sont des huitièmes de Ronde, c'est a dire des Croches.

La Mesure à 6/8 est une Mesure à deux Temps, elle a la blanche pointée pour unité de Mesure.

LesTemps de la Mesure sont forts ou faibles :

Le Temps fort ; commence toujours n'importe qu'elle Mesure, dans la Mesure à 2/4 , le premier Temps est fort, le deuxième est faible.

Dans la Mesure à 3/4 , le premier temps est fort, le deuxième est faible et le troisième est fort.

Rappelons que pour battre la Mesure à trois Temps ; on marque le 1er Temps en abaissant la main ; le 2ème en la portant à droite ; le 3ème en la levant, dans la Mesure à 3/4, la blanche et la demi-pause valent deux Temps ; la noire et le soupir, un Temps ; il faut deux croches par Temps.

Dans la Mesure à 4/4 , le premier est fort, le deuxième est faible, le troisième est moins fort que le premier et le quatrième est moins faible que le deuxième.

Rappelons que pour battre la Mesure à quatre Temps ; on marque le 1er Temps en abaissant la main ; le 2ème en la portant à gauche ; le 3ème en la portant à droite ; le 4ème en la levant, dans la Mesure à quatre Temps, la ronde et la pause valent 4 Temps ; la blanche et la demi-pause deux Temps ; la noire et le soupir un Temps, il faut deux croches par Temps.

Le Mouvement :est le degré de vitesse ou de lenteur qu'on donne à la Mesure, d'après le caractère de la mélodie, le Mouvement est toujours désigné en tête du morceau de Musique.

En se conformant à cette indication, il n'est jamais possible de commettre une erreur.

Pour connaître d'une manière positive la différence de vitesse qui existe entre chaque mouvement, on se sert du Métronome.

Deux systèmes sont actuellement usités : l'un ( celui de Maêlzel ) a pour principe les mouvements d'un balancier et l'autre ( celui de Léon Roques ) est basé sur la régularité des oscillations d'une pendule, tous deux sont pourvus d'une échelle numérotée.

Celui de Maêlzel, le plus ordinairement en usage, se compose essentiellement d'une tige en acier sur laquelle glisse un poids mobile, cette tige est enfermée dans une boite de forme pyramidale.

Les oscillations peuvent être ralenties ou accélérées à volonté, en allongeant ou en racourcissant la tige par le déplacement du poids mobile.

L'Oscillation 80 représente la durée d'une Blanche

L'Oscillation 70 représente la durée d'une Noire

L'Oscillation 140 représente la durée d'une Croche

On indique les Mouvements par des termes parfois français et souvent italiens, que l'on place en tête du morceau ou, s'il se produit quelque changementà l'endroit ou se changement se produit.

On compte trois mouvements principaux : l'Allegro ( vif ) l' Andante ( modéré ) le Largo ( lent )

Voici les différentes nuances de ces Mouvements, de plus vifs au plus lents, avec le correspondant du Métronome.

Vifs ; vivace, prestissimo, presto, allegro, allegretto.

Modérés ; modérato, andantino, andante, adagio.

Lents ; larghetto, largo, lento.

Il faut se garder de confondre ces termes, en usage pour désigner les degrés de vitesse, avec d'autres mots employés comme qualificatifs ; ceux-ci ont rapport au Style et non aux variations des Mouvements, tels que ; leggiero, con amore, graciodo, martiale, amoroso, con gracia, sostenuto, fieramente, brillante, energico, con anima, expressivo, con colore, leggieramente.

Les modifications apportées aux Mouvements s'indiquent par les mots suivants ; rallentando, ritardanto, ritenuto, allargando, stargando, ad libitum, a piacère, senza rigore, animato, accelérando, pin moto, pin mosso, stretto, a tempo, primo tempo, stesso tempo.

 

 Le Contretemps :

On appelle Contretemps, l'action d'attaquer le SON sur la partie faible de la mesure, la valeur du temps fort étant indiqué par un SILENCE

 

Les Altérations :

Il y a trois signes d'Altération, le DIESE qui élève la note d'un demi TON, le BEMOL qui baisse la note d'un demi TON et le BECARRE qui rétablit dans son état naturel la note dièsée ou bémolisée.

Les Bémols se posent à la Clef dans l'ordre suivant, qui est l'inverse de l'ordre des Dièses. 

 ( si, mi, la, ré, sol, do, fa ) c'est à dire de Quinte en Quinte, en descendant et en commençant par le SI. 

 

 

Le Point :

Mis à la droite d'une note celui-ci augmente de moitié la valeur de cette note.

 

Le Double point :

Quand une note est suivie de deux points, le deuxième point augmente la durée de cette note de la moitié de la durée du premier point.

Exemple : une Blanche ayant la valeur de deux Temps, avec un point, celle-ci sera augmentée d'un Temps, si cette Blanche est suivie d'un deuxième point, sa valeur sera donc de 3 Temps et demi ( Blanche = 2T + Noire = 1T + Croche = 1/2T ) 

 

Les Triolets

C'est un groupe de trois notes d'égale valeur, qui doivent être exécutées dans le même temps, pour l'indiquer on place un chiffre 3 au-dessus ou en dessous de ces trois notes, afin de ne pas confondre les trois croches qui pour mémoire la croche a valeur d'un demi temps.

 

Le Tétracorde :

Une Gamme est une série de 8 Notes ( do, ré, mi, fa, sol, la, si, do ) puis l'on divise la Gamme en 2 séries de 4 Notes chacune, chaque série porte le nom de " Tétracorde " ( nom d'une lyre à 4 cordes en usage chez les Grecs )

Les 2 Tétracordes sont séparés entre deux par une Seconde majeure ( 1 TON )

Nous remarquerons que la disposition des SONS est exactement la même dans ces 2 Tétracordes ( Do, ré, mi, Fa ) et ( Sol, la, si, Do )

 

 

les Notes extrèmes de chacun d'eux ( do et fa ) ( sol et do ) sont à un intervalle de Quarte Juste, ils sont tous les deux formés de 2 Tons consécutifs et d'un demi-Ton.

J'ajouterai pour mémoire que la Gamme majeure se compose de 5 Tons et de 2 demi-Tons.

Le premier Demi-Ton est placé entre le 3° et le 4° Degré et le deuxième entre le 7° et le 8° degré.

Le Mode :

Le Mode est la manière d'un TON, le Mode est la façon dont il est constitué d'après la disposition des Intervalles dont la gamme est formée.

Il y a deux Modes : le Mode Majeur et le Mode Mineur.
 
Voici comment on reconnait la Modalité d'un morceau, c'est à dire le Mode dans lequel il est écrit.

Le Mode est Majeur quand la première Tierce de la gamme est composée de ( 2 TONS )
Exemple : DO, RE, MI ( de DO à RE il y a 1 TON et de RE à MI il y a 1 TON ) cela veut donc dire que le Mode est Majeur.

Par contre le Mode est Mineur quand la première Tierce de la gamme comprend ( 1 TON et demi )
Exemple : DO, RE, et MI bémol ( de DO à RE il y a 1 TON et de RE à MI bémol il y a 1/2 TON ) ce Mode est Mineur.
En conclusion le Mode est donc caractérisé par la position du premier ( demi-ton ) de la gamme. 

 

La Liaison est différente de la Syncope ( voir le Traité au Chapitre suivant )

Les notes " enharmoniques " se sont deux notes de même intonation, sous l'action de Dièses ou de Bémols mais de noms différents.

Exemple : DO ( dièse ) et RE ( bémol ) est la synonymie, mais pour être exact, nous devons dire qu'il y a entre ces deux notes enharmoniques la différence d'un ( comma ) qui sous l'action des Dièses ou des Bémols ont la même intonation, cette Synonymie porte le nom d' Enharmonie.

 

Le " Comma " étant la neuvième partie d'un TON ; un si petit intervalle ne pouvant être saisi par l'oreille, on n'en peu faire usage dans la pratique, mais les théoriciens sont obligés d'en tenir compte dans le calcul des proportions de l'Echelle musicale.

 

L'Echelle musicale est l'ensemble de tous les SONS que peuvent émettre la Voix humaine ou les instruments de Musique.

Cette Echelle musicale comprend 3 Registres ( Grave, Médium et Aigu ) 

 

La Tonalité :

Est la prédominance d'un TON, pendant toute la durée d'un morceau de Musique, c'est la propriété caractéristique donnée à un air par la Tonique.

Pour reconnaitre la Tonique, il suffit de considérer l'Armure, le mot ( TON ) ne signifie pas seulement l'intervalle employé comme abréviatif de Tonalité ; il désigne la Gamme dans laquelle doit être exécuté un morceau.

La Théorie / La Pratique :

Il faut toujours que la Pratique soit appliquée à la Théorie, elle en est de la conséquence inévitable.

En procédant de la sorte, les élèves deviendront bons musiciens, ils acquièrent une assurance de lecture et d'intonation qui fera disparaitre l'incertitude et la timidité, la connaissance complète de l'instrument par des exercices quotidiens.

La première chose a apprendre est la tenue de l'instrument et le maniement des coulisses, le deuxième, le coup de langue et l'émission du souffle,la troisième, le mécanisme des pistons et le doigté, la quatrième, l'entretien aussi bien l'extérieur que l'intérieur.

L'exécution musicale est l'application de tous les principes qui viennent d'être énumérés, elle peut atteindre la perfection que par des répétitions fréquentes et minutieuses, pour des répétitions profitables, il faut d'abord commencer par ce que nous appellerons ébaucher un morceau, c'est à dire le faire lire à première vue à l'ensemble des musiciens.

Cette ébauche doit être faite franchement, tant bien que mal, exécutée de prime abord et les différentes valeurs de chaque temps et de chaque mesure doivent s'y trouver convenablement observées.

L'ébauche une fois terminée, le directeur devra revenir partiellement sur toutes les phases du morceau et attribuer à chacune d'elles le caractère qui lui convient ; c'est alors que l'on procède par un travail de détails par instrument séparé.

Il est facile ainsi d'adresser des observations fructueuses, quoique souvent élémentaires. Chaque éléve, appeler a jouer à son tour sa partie à découvert mettra plus de soin a étudier chez lui et, stimuler son amour propre, de ce fait il restera rarement à l'arrière de ses camarades.

Le directeur de cette manière pourra sans peine, suivre pas à pas le progrès de ses exécutants et, mieux réussir dans le choix du répertoire.

Comme le dit très savemment ( Steven Mead ) Soliste et Concertiste international, le DUO est une des formes musicales les plus plaisantes pour les Instrumentistes.

Le Rythme, la Mélodie, la Justesse et l'Harmonie s'installent facilement lorsqu'on joue à deux.

Le DUO est l'exercice idéal pour développer la Communication et mettre en place les exigences.

Une telle proximité fait que vous ne pouvez qu'écouter chaque note jouée par l'autre pour que votre SON se confondre avec celui de votre partenaire.

Steven Mead : a toujours accordé une place privilégiée aux méthodes classiques sans lesquelles une bonne maitrise technique, base absolue de tout musicien jouant d'un instrument de la famille des cuivres, n'est possible. 

Après la répétition de détails, vient la répétition d'ensemble à laquelle prennent part tous les exécutants, il est bien entendu que la Batterie ne remplit son rôle qu'en dernier lieu et, seulement lorsque toutes les parties sont convenablement faites ; car à la faveur du bruit qu'elle occasionne, il serait facile aux élèves ignorants de cacher leur incapacité.

Dans la répétition de détails, on s'attache plus spécialement à la Justesse partielle, à la Sonorité et aux Nuances, à l'étude des passages embarrassés ou difficiles quelquefois même à la correction des partitions.

Dans les répétitions d'ensemble, on régularise le Style, les Effets, la Mesure et souvent l'abandon facultatif que doit faire l'accompagnement au chant lorsque que celui-ci est obligé de retarder ou de presser, selon les exigences de la mélodie.

Il ne faudrait surtout pas oublier, les points principaux sur lesquels se basent le jugement et l'application  d'une Musique ; la Justesse, la Précision, le Style et la Sonorité.

Ces qualités sont toutes relatives à l'exécution, elles ne s'obtiennent qu'avec du temps et une pratique, c'est au directeur qu'il appartient de les faire acquérir et, ce par un travail bien dirigé d'abord, puis de mettre en évidence ensuite des morceaux intelligemment choisis.

  

 

 

 

                                                                                                                        

par Monard Henry publié dans : La Sonorité
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 16 janvier 2007

Le STYLE ; On nomme Style, la manière d' interpréter correctement une oeuvre musicale, la pureté dans l'application de tous les principes de théorie vocale et instrumentales, la respiration, l'émission franche et naturelle des notes, l'articulation véritable et expressive, la reproduction exacte des sentiments peints par l'auteur, l'observation intelligente de toutes les nuances, la justesse et une homogénéité des SONS constants. 

Le Style manque à la plupart des sociétés musicales et c'est là le plus grand obstacle à leur progrès, le directeur doit assidûment veiller à la bonne interprétation des morceaux qu'il met à l'étude, l'absence du Style se révèle d'ordinaire aussi bien dans les accompagnements que dans les SOLOS.  

Du Folklore à l'Art moderne :

L'Histoire du " Jazz " tient en deux noms ; ( Louis Amstrong, Charlie Parker ).

Charlie " Bird " Parker "  né en 1920, génie du Jazz moderne, après sa mort en 1955, les graffitis de New-York proclamèrent " Bird est vivant " son influence a été immense, à l'intérieur du Jazz comme à l'extérieur. 

Scott Joplin ; le roi du Ragtime, n'improvise pratiquement pas, mais son Rythme ouvrit la voie au Jazz.

Buddy Bolden ( 1877-1931 ) Cornettiste : eut une carrière mouvementée, les enregistrements n'existaient pas encore et son oeuvre ne nous est connue que par sa légende.

Notons toutefois que la Musique de Jazz n'était pas improvisée, elle était écrite.

Originaire de la Nouvelle Orléans et musicien d'une magnifique créativité, Jelly Roll Morton fut un des premiers a ajouter des variations improvisées aux compositions du Ragtime.

On dit habituellement que le mot " Jazz " est apparut pour la première fois en 1913 dans un journal de San-Francisco, dans l'Amérique au début du siècle dernier, il n'est pas surprenant que les premiers Orchestres de Jazz ont eut du succès au-delà des frontières méridionales du pays, ces formations n'étaient composées que de blancs, leur Père à tous fut " Papa Jack Laîné " qui depuis 1891 dirigeait une formation à la Nouvelle Orléans.

Le " Style " de l'improvisation collective en " Contre-Point " caractéristique du Jazz Nouvelle Orléans, ouvrit la voie à une Musique plus " individualiste " dans laquelle le soliste est mis en vedette en se détachant sur l'accompagnement fourni par une section rythmique.

 

Vers la fin des années vingt, trois Saxophonistes ( Sidney Béchet, Johnny Hodges et Coleman Hawkins ) donnèrent leurs lettres de noblesse à un instrument comme l'inférieur sirupeux de la Clarinette. 

 

   

Sidney Béchet : ( au-dessus à gauche ) un géant du Saxophone, quand John Coltrane entendit ses enregistrements, il s'écria " Est-ce que tous ces vieux types swinguaient à ce point "

Au-dessus photo d'Ornette Coleman, comme il ignorait l'harmonie conventionnelle, les premiers auditeurs trouvaient qu'il ne savait pas jouer, il rejeta les Accords improvisant davantage par associations libres, avec un SON qui se situe entre Charlie Parker et les rudes Saxophonistes de " rhythm'n'blus " ses conceptions jugées primitives furent d'abord rejetées, mais ses compositions ont résisté au temps et sa créativité est restée intacte.

Sur la photo ci-contre, Colemen Hawkins a pratiquement créé le rôle de Saxophoniste-ténor dans le Jazz.

D'une parfaite sincérité, poussé par une spéritualité profonde, on lui doit une Musique d'une puissance torrentielle inspirée par ses recherches théoriques et son désir de créer une forme de Jazz comparable a une prière.

Les jeunes musiciens d'aujourd'hui continuent a méditer son oeuvre.

Jonny Hodges ; ( photo ci-dessous ) le plus célèbre des Saxophonistes de Duke Ellington, chaleur et fluidité du SON, romantisme de l'intonation, l'un des plus grands interprètes de ballades.

 Ces deux musiciens ( Hawkins & Hodges ) furent avec Béchet et Bud Freeman ( de Chicago ) les Saxophonistes les plus créatifs du début des années trente. 

Une surveillance de tous les instants, de sages conseils, des exemples fréquents feront comprendre aux élèves de quelle manière ils devront traduire tel passage, ou telle articulation.

Dans sa course au titre de meilleur Saxophoniste des années trente, Coleman Hawkins n'en eut pas moins un grand rival en la personne de Lester Young et si Hawkins devint un modèle pour toute une lignée de Saxophonistes, parmi lesquels Sonny Rollins et John Coltrane, Lester Young le fut de son côté pour tout le courant cool, tout en ouvrant la voie à l'un des moins " cool " des musiciens, Charlie Parker. 

 Hodges rejoignit la formation d'Ellington en 1928 et il y fit aussitôt sensation, il en alla de même pour Coleman Hawkins, mais au Sax-ténor, dans l'orchestre de Fletcher Henderson.

Hawkins a commencé enfant a apprendre le piano, puis le Violoncelle et il s'était au Saxophone dès l'age de neuf ans, originaire du Missouri, il fit sa scolarité à Chicago, ce qui lui donna l'occasion d'entendre les musiciens de la Nouvelle Orléans. 

 

Charlie Parker : ( photo ci-contre ) comme Amstrong, étirait la mesure à volonté, commençait et finissait ses Solos à des endroits inattendus et il jouait magnifiquement le " Blues " mais il maîtrisait également des alternatives harmoniques dont Amstrong n'avait jamais pu avoir connaissance, ce qui lui donnait un plus grand choix de notes possibles sur un thème donné.

Charlie Parker, pensait et jouait plus vite que tous les autres " boppers " de son temps, l'audace de son phrasé venait notamment des Accords modifiés ou augmentés comme base de l'improvisation.

Mauvaise santé, détresse mentale, rien ne pouvait empêcher sa Musique de prendre son essor.

Gillespie :  qui fut alors son principal partenaire, l'avait fait entrer d'abord dans la formation d'Earl Hines, puis dans celle de Billy Eckstine ; mais Parker ne put s'y maintenir longtemps ; son comportement excentrique, le fait qu'on ne pouvait jamais compter sur lui, en firent un musicien qu'on hésitait a employer. 

 

 

Duke Ellington : ( photo ci-contre ) Le pianiste et compositeur visionnaire qui sut rompre avec la plupart des règles admises du Jazz de grand orchestre, à l'exception du Swing, il donna à la grande formation les dimensions d'un orchestre symphonique. 

Né à Washington en 1899, Ellington devait son surnom de " Duke " à une élégance jamais prise en défaut depuis l'enfance.

Après avoir appris le piano durant son enfance ( tout en nourrissant également l'ambition de faire de la peinture ) comme Fletcher Henderson, il commence par diriger des orchestres de danse n'ayant que très peu de rapport avec le Jazz.

Au milieu des années vingt, alors qu'il travaille à New-York, il engage dans sa formation le trompettiste James " Bubber " Miley et le saxophoniste Sidney Béchet.

Louis Amstrong : ( photo au-dessus) Le premier génie incontesté du Jazz, quand il n'était encore qu'un gosse de la rue, il improvisait un Contre-chant aux mélodies des autres, plus tard ; c'est encore son intuition d'improvisateur qui lui permettait de prévoir dans le feu de l'action l'architecture entière de ses Solos, tout en jouant audacieusement avec le temps de la Mesure. 

C'est par le " Créole Jazz Band " de King Oliver que fut franchi le premier pas décisif qui conduisit à un langage complètement nouveau, modifiant mélodies, harmonies et rythme.

Le succès ultra-rapide de l'Original Dixiland Band servit de tremplin à la carrière de King Oliver.

Peu de temps après, il invita un jeune cornettiste du nom de Louis Amstrong, en 1923 l'orchestre l'enregistra.

Né le 4 Juillet 1900, Louis Amstrong fut élevé dans le ghetto noir de la Nouvelle Orléans par sa grand'mère.

Miles Davis : ( photo ci-dessous ) Jeune trompettiste avait travaillé avec Charlie Parker exerça une influence déterminante, possédant un SON feutré, introverti, il n'était aucunement destiné aux effets de rutilance furieuse à la Gillespie ( voir photo au-dessous à droite )

En 1948 : Miles Davis, prit l'initiative de rassembler un Orchestre qu'il présenta sous son nom au " Royal Rosst "   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le directeur doit préalablement analyser le morceau qu'il met à l'étude, il doit se rendre compte des effets, des rentrées, des modulations, des différentes nuances, du rythme, des accompagnements.

Le Changement de TON ; Il ne faut pas confondre la Modulation avec le Changement de TON, on peut passer d'un TON à un autre sans Moduler, en faisant entendre sèchement le changement de tonalité et en poursuivant sans transition l'idée musicale dans le nouveau TON ainsi adopté.

Contrairement à la Modulation, l'on peut passer d'un TON à un autre, en faisant entendre le changement de tonalité dans une Phrase et passer dans une autre phrase, elle même, formant une Période entière, mais ne pourra servir de conclusion au morceau.

Il faut donc revenir au commencement et ne s'arrêter qu'au mot FIN.

La MODULATION ; est le passage d'un TON ou MODE à un autre, c'est à dire de la gamme d'une note à celle d'une autre note pendant le cours de la mélodie.

Un morceau de Musique qui serait écrit d'un bout à l'autre dans le même TON provoquerait chez l'auditeur, par son uniformité, un sentiment d'ennui et de fatigue.

La Modulation est généralement déterminée par des Dièses, des Bémols ou des Bécarres. 

Pour bien comprendre la différence entre la " Modulation " et le " Changement de TON " il faut comprendre le langage de la Musique.

Phrasé ou Période :

La Musique est une langue spéciale, et, comme toute les langues, elle a ses Phrases, sa Ponctuation et ses Membres de phrase.

Membres de phrase ; Dessins mélodiques souvent séparés entre eux par des Silences de courte durée. 

Le Phrasé : a pour objet de faire sentir les diverses parties de chaque phrase et de chaque membre de phrase ( une phrase sans ponctuation est presque inintelligible)

Bien " Phraser "  pour un chanteur ou un instrumentiste, c'est présenter la " Période musicale " avec élégance, l'orner de tous les agréments inspirés par le goût, et, la conduire avec Art depuis le début jusqu'à sa Conclusion.

Si la partie conductrice n'existe pas, il en établira une à l'aide des parties séparées, cela lui sera facile, il pourra suivre alors, en détail l'exécution ; mesure par mesure, corriger les fautes, rectifier les nuances, sans cette précaution, dont on comprend l'importance, le travail des répétitions ne peut-être sérieux, il sera pas plus profitable à l'instruction individuelle qu'à l'exécution d'ensemble.

L'expérience a prouvé quels étaient les instruments dont la sonorité se mariait le mieux et que l'on pouvait avec avantage, les faire chanter ensemble.

  1. ( Petit Bugle, Bugle, Alto, Baryton ) 
  2. ( Cornet, Trompette, Trombone )
  3. ( Clarinette, Flûte, Bugle )
  4. ( Hautbois, Basson, Cornet )
  5. ( Saxophone, Clarinette, Bugle )

La SYNCOPE ; La Syncope consiste a frapper fort sur le TEMPS faible et a prolonger le SON jusque sur le TEMPS fort suivant, on dit qu'elle est ordinaire ou simple, par contre lorsque deux notes formant la Syncope de valeur inégale, on l'appellera (syncope brisée ou irrégulière).

En théorie bien différent, après avoir attaqué la Syncope comme un simple Contre-temps, il faut pour élucider la lourdeur et le retard inévitables, abandonner graduellement le SON, de manière qu'il soit complètement éteint sur la terminaison du TEMPS fort.

Exécuter de la sorte, les Syncopes produisent un excellent effet et donnent à certains passages un caractère original, la Syncope est ordinairement figurée par un signe ondulé semblable à celui de la Liaison ; mais il ne faut pas confondre l'un avec l'autre, car ce signe, dans la Syncope, ne s'applique qu'à deux notes de même intonation.

La Syncope ne diffère du Contre-temps que parce qu'elle est accentuée d'une façon moins brève.

La LIAISON ; La Liaison des notes s'indique par une courbe, chaque fois que ce signe est figuré au-dessus ou au-dessous de deux notes ou plusieurs notes à l'Unisson, on nomme seulement la première note et on soutient le SON pendant la durée de toutes les notes réunies par la courbe.

Quand le signe se trouve au-dessus ou au-dessous des notes de différents noms, il indique que ces notes, au lieu d'être détachées, doivent être liées, c'est a dire chantées sans interruption de SON.

Peu de musiques savent correctement et sans affection exécuter les Syncopes, avis à Messieurs les directeurs que ce point intérese, la précision des Syncope montre toujours ce dont est capable un corps de musique, car ce détail est tellement important qu'il ne peut-être négligé.

  

par Monard Henry publié dans : La Sonorité
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 janvier 2007

Les Nuances ; On appelle Nuances la fusion insensible et habilement ménagée des différents degrés d'intensité du SON, ces degrés divers dans l'intensité des SONS varient le discours musical, comme les NUANCES des couleurs varient l'aspect d'un tableau.

L'Unisson partiel ;  peut s'employer par circonstance pour faire diversion.

L'Unisson général ; plus grandiose sert d'introduction ou de période finale aux morceaux importants.

Placé au milieu de phrases mélodiques il donne de l'intérêt à la rentrée de l'harmonie, surtout s'il est de courte durée et s'il ne se reproduit pas trop fréquemment.

Pour réaliser le but du compositeur l'Unisson doit être exécuté, non seulement avec justesse, mais avec précision, le Forté et le Piano scrupuleusement rendus, produisent les grands effets qu'on est en droit d'attendre de l'emploi de l'Unisson général, s'il en était autrement, ils seraient complètement manqués.

Le Piano et le Forté ; exécutés par les accompagnements, sont généralement mal compris, beaucoup de musiques se mettent a jouer continuellement avec la même intensité du SON, une persistance désespérante, le Forté n'est indiqué que par la rentrée de la batterie, qui frappe toujours trop fort et devient ainsi monotone et fatigante.

Dans d'autres musiques, les directeurs, ne pouvant obtenir de Piano convenable et cependant pénétrés de la nécessité de diminuer en certains endroits la force du SON, font taire une partie des exécutants, ils atteignent bien ainsi un amoindrissement de la Sonorité, mais qui n'est pas la véritable et ne fait jamais sensation.

Le Forté est alors trop énergique, en opposition du Piano, maigre et chétif et qui n'a pas l'air d'appartenir, par la pauvreté à la même musique, il est nécessaire qu'il y ait toujours une relation proportionnelle entre le Piano et le Forté.

Piano ne veut pas signifier abstraction partielle du personnel, ainsi effectué il est défectueux, pour être correct, il doit être plein, rond et pour cela être joué par tous les accompagnements à mi-voix.

Le Piano est une diminution de la Sonorité totale, réduite naturellement au moyen d'une moindre quantité d'air émise dans les instruments et non artificiellemnt produite par le jeu mixte et ambigu de quelques exécutants seulement.

Les Nuances qui se rencontrent plus fréquemment sont celles-ci ; Piano, Crescendo, Mezzo-forté, Forté, Fortissimo, Diminuedo, Pianissimo.

Les mots suivants sont encore très en usage ; Dolce, Légato, Marcato, Staccato, ainsi que les expressions italiennes complètent les précédentes, Poco à Poco, Piû, Molto, non Troppo.

Ces Nuances doivent être fidèlement observées et ne jamais être faites d'une façon trop brusque, il faut amener graduellement le Forté afin de ne faire éprouver aucune impression désagréable, le SON doit être caressé dans le Piano, pour être aussi doux que possible et quand survient ; le crescendo ( cresc ) on l'augmente insensiblement de manière a faire pressentir le Forté qui suit ainsi a le préparer.

Dans son apogée, le Forté ne doit être ni rude ni brutal, il sera sonore, nourri, bruyant, harmonieux mais jamais sec, par son intensité, il ne doit en aucun cas couvrir la mélodie des instruments chantants qu'il accompagne et à laquelle il vient exprimer une physionomie nouvelle.

Pour le diminuedo ( dim ) ; on agit en sens inverse, il faut éviter en toute occasion et quoi qu'il arrive d'altérer le SON aussi bien dans le Forté par une trop grande puissance de force que dans le Piano par le manque de souffle.

En général les diverses Nuances de la Sonorité, pour être convenablement rendues, doivent être fondues et amenées l'une par l'autre sans aucune secousse, le degré d'instruction musical se reconnait à la manière dont elles sont traduites. 

Les ACCORDS : Ont pour but, de mettre toutes les notes d'un même instrument en relation de JUSTESSE entre-elles, ensuite de rectifier la TONALITE de chacun d'eux, par rapport à un SON pris pour point de comparaison, car il est nécessaire, non seulement qu'un instrument soit parfaitement accordé avec lui-même dans toutes ses notes, mais encore faut-il qu'il le soit avec le DIAPASON adapté par le Corps de la Musique (Orchestre)

Le DIAPASON : Petit instrument en forme de fourche, lorsque l'on fait vibrer les branches de cette fourche en les écartant, l'on obtient un SON déterminé qui n'est autre que le LA et qui est appelé (SON fondamental)

Lorsqu'un chanteur attaque un morceau de Musique, il importe qu'il ne le prenne ni trop haut ni trop bas, afin de fixé dans sa mémoire le TON de la gamme dans laquelle il chantera, il approchera à son oreille les branches vibrantes du DIAPASON.

Pour bien comprendre les effets harmoniques et ne pas commettre de contresens dans l'arrangement des morceaux ou de la transposition des parties, il sera plus simple de s'en reporter plutôt au DIAPASON propre à chaque instrument, qu'à la notation que l'on aura coutume à lui donner. 

Ces deux opérations sont indispensables pour obtenir un bon résultat.

L'une et l'autre sont bien distinctes :

La première se porte sur le mécanisme et la deuxième sur la coulisse (partie mobile qui se règle sur le corps sonore de l'instrument) cette opération de l'ACCORD est d'autant plus sérieuse qu'une fois bien faite, elle n'a plus besoin d'être renouvelée, cependant elle rencontre de grandes difficultés dans la plupart des sociétés musicales en raison de la défectuosité des instruments eux-mêmes. 

On procède à l'ACCORD isolé de chaque instrument en prenant pour point de départ, comme note fixe la TONIQUE du corps sonore des instruments à pistons, l'exécutant donnant la note DO du médium en la répétant plusieurs fois de suite.

Il fait entendre le DO grave et le fait alterner avec le premier.

Arrive la 5ème note ou QUINTE (SOL) celle-ci règle l'ACCORD parfait au moyen de la TIERCE avec les deux premiers pistons.

  

Il continue de la même manière par l'ACCORD de FA en ayant soin de commencer par une note précédemment ajustée, ensuite l'ACCORD de SOL et il termine par l'ACCORD de DO (UT)

L'on divise en deux les SONS produits par les instruments à pistons :

Les SONS naturels ou effectifs dus à la vibration du tube principal, sans le recours d'aucun doigté et les SONS fictifs résultants de l'abaissement successif ou simultané des pistons.

Les coulisses correspondantes aux pistons, doivent avoir isolément une longueur fixe en rapport avec l'allongement.

La coulisse du premier piston, représente (1 TON) celle du deuxième piston, celui du milieu représente (un demi TON) et celle du troisième, le dernier des trois représente (un TON et demi) longueur des deux premiers réunis.

Tous les SONS produits par l'abaissement des deux premiers pistons le sont également par l'emploi du troisième avec une légère différence de JUSTESSE, qu'il faut utiliser dans certains cas.

Il n'y a pas pire défaut dans un ensemble que le manque de JUSTESSE, non seulement par l'oreille qui en est désagréablement impressionnée, mais encore par l'assurance des exécutants qui en est compromise.

Cet effet, que j'exagère à dessein, pour faire comprendre l'utilité de ce chapitre, se produit constamment dans les sociétés musicales qui n'ont pas la précaution de s'accorder avec soin, j'excuse jusqu'à un certain point  chez-elles, le manque de STYLE, le manque de PRECISION, mais je ne peut tolérer le manque de JUSTESSE.

C'est donc un point important auquel il faut toujours songer.

Les différentes combinaisons que donne l'accouplement des pistons permettent de n'employer, dans les TONS usités, que les bonnes notes de chaque série.

Il arrive en effet, que celle qui parait juste dans une TONALITE ne l'est souvent plus dans une autre, on doit en conséquence avoir égard aussi bien à la JUSTESSE de la note qu'à l'abaissement du piston qui la produit.

En faisant étudier l'élève, l'instrument à la main, en lui montrant les diverses manières de faire la même note, il s'apercevra de suite que chaque doigté donne au SON une NUANCE particulière au DIAPASON. 

 

Cette ressource est très précieuse, c'est à elle que l'on est redevable de la JUSTESSE acquise par certaines Sociétés de Musiques intelligemment dirigées.

Ces variétés du doigté aideront l'exécution a jouer juste les tenues et les chants larges, mais les mouvements accélérés, ou, la rapidité est la principale difficulté, il attachera une préférence a n'employer qu'un doigté facile, afin d'acquérir une exécution nette et brillante.

Je ne peux terminer ce chapitre sans parler d'une manière spéciale, des Embouchures, dont l'influence est si grande sur l'ACCORD des instruments. 

 

L'Embouchure possède quatre significations : le BORD, le BASSIN, le Grain et la QUEUE.

La SONORITE particulière qui caractérise chaque genre d'instruments est due en partie, à la forme intérieure de l'embouchure, chacune d'entre-elle a son type, à peu près fixe dont il ne faut pas s'écarter, il est donc opportun de ne changer en aucun cas les embouchures des instruments, sauf a causer un désordre regrettable dans la JUSTESSE et dans le TIMBRE de la musique.

L'Embouchure est l'outil intermédiaire entre le musicien et son instrument, par cette occasion, il est indispensable qu'elle soit parfaitement ajustée à son utilisateur, afin que ce dernier puisse exprimer les qualités de TIMBRE, de JUSTESSE et d'étendue les plus grandes.

Chaque musicien d'un bon niveau se doit de connaitre les principes de base qui feront choisir une embouchure par rapport à une autre, le moindre changement de forme d'une partie de l'embouchure entrainera sur celle-ci un comportement différent.  

  

 Le Diamètre de la cuvette, la Profondeur de la cuvette, le Bord, le Grain, le Perce queue.

Le Diamètre de la cuvette, définit la surface vibrante des lèvres, il doit être choisi suffisamment grand pour leur donner la mobilité utile à une bonne vibration permettant de grandes possibilités de nuances.

La Profondeur de la cuvette, sa forme et son volume définissent le TIMBRE et la qualité du SON, une cuvette profonde produit un SON bien plein et profond, la cuvette relevée donne un SON moins plein et moins rond que les précédentes, mais bien adaptée pour les instruments à TONALITE intermédiaire et également pour les registres utilisés en musique de jazz ou de variétés.

Le Bord est le contact direct avec les lèvres du musicen, il se doit d'être le plus confortable possible.

(mise en garde, toutefois, il faut savoir qu'un trop grand confort peut nuire à la fois à la souplesse du jeu et à la précision des attaques, le Bord (fin) est celui qui donnera la plus grande souplesse du jeu, mais trop de finesse peut blesser, le Bord large est généralement confortable mais peut nuire au détaché, une grande surface de muscles se trouve comprimée, l'angle inférieur du Bord a également une grande incidence sur la précision des attaques, plus il sera vif plus les attaques seront franches.

Le Grain, son perçage influe sur le volume sonore, trop petit, il sera difficile d'avoir une bonne stabilité de SON et l'on remarquera des effets de refoulement d'air, trop grand, on notera un changement du volume sonore et du timbre, le Grain doit de toute façon être choisi en fonction de la conviction du musicien, d'avoir à sa disposition une embouchure à la perce idéale pour ses capacités.

La Perce de queue, est également importante, elle transmet la colonne d'air concentrée dans la suite de l'instrument, une grande attention est également accordée à la composition du matériau des embouchures (argentées elles sont plus résistantes à l'usure provoquée par la transpiration et la salive) et seront d'un contact plus agréable. 

La Technicité des lèvres : (Justesse, Endurance, Souplesse, Sonorité)

La Justesse ; ne peut se dissocier de la Sonorité, de la Souplesse et de l'Endurance, indépendemment de la pratique des doigtés factices qui exigent une plus grande concentration que les doigtés ordinaires, le mouvement lent permet à l'oreille une vérification de la hauteur de chaque SON.

L'Endurance ; Dès le début l'élève doit être suivi attentivement par un professeur expérimenté,
Travailler généralement les notes aigues pour un élève débutant c'est faire un pas en arrière sur la voie du progrès.
Aux élèves plus avancés, nous rappellerons que certaines natures ont des lèvres plus souples, plus résistantes que d'autres, mais que celles-ci auront besoin d'un même travail de préparation.  

 

par Monard Henry publié dans : La Sonorité
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 12 janvier 2007

Je donne le nom d'Harmonie à la réunion de différents instruments intelligemment groupés, destinés a produire des SONS de timbres savamment variés.

Cette définition, fait comprendre que seule la composition des musiques n'est pas facultative, mais basée sur des règles fixes dont il ne faut pas s'écarter, celle-ci nous montre aussi que ses qualités principales doivent être la sonorité, la variété du timbre et la puissance, résultant de sa plus grande analogie avec l'orchestre de symphonie.

Anciennement, ce que nous appelons aujourd'hui la " Composition des Orchestres " était attribuée à l'évolution tout aussi lente des instruments de musique.

Ce n'est qu'aux XVIII ème et XIX ème siècle que les instruments à vent se sont perfectionnés, afin de permettre des Modulations sur tous les Tons et une aisance de jeu et de virtuosité suffisante pour égaler le rôle des Cordes. Avant cela, les différents instruments de la catégorie des Vents étaient disséminés selon les formes de Musique.

 Les Trombones par exemple, étaient réservés à la Musique religieuse et leur emploi était encore rare avant les oeuvres de Haendel. Les Clarinettes garnissaient les rangs des Orchestres d'Opéra à Venise, à Vienne et à Hambourg au XVIII ème siècle et n'ont servi dans les Orchestres qu'à partir de la seconde moitié du siècle.

En effet, pour une musique destinée a s'exécuter en plein air, il faudra une sonorité brillante et nourrie, capable de charmer les auditeurs malgré les bruits étrangers au milieu desquels elle devra jouer.

Un concert, interprété par un orchestre d'Harmonie est tout d'abord un plaisir, un plaisir auditif, vient ensuite le plaisir des yeux ; celui de voir tout l'orchestre, ainsi que le Chef.

Il a toujours été impressionnant d'observer l'ensemble des musiciens durant l'exécution d'une oeuvre.

La densité sonore, ajoutée à la multitude de détails visuels qui se déploient devant soi, exalte les sens, elle les oriente dans la perfection de la grandeur et de la beauté.

Pour assurer une bonne transmission acoustique, les instruments à clefs sont disposés au devant de l'Orchestre, leur rôle de noyau et d'interprète mélodique justifiant leur proximité du Chef pour un meilleur contact, la raison la plus importante réside cependant dans leur infériorité sur le plan de la projection sonore.

On entendra clairement tout instrument à vent, Bois ou Cuivre, ayant une capacité de projection plus grande que celle d'un instrument à cordes, il en est de même pour les instruments à percussion. 

En outre, il faut qu'elle soit douce, veloutée et variée, ce qui ne s'obtient que grace à la diversité du timbre.

Les instruments employés dans l'orchestre d'Harmonie se divisent naturellement en trois groupes bien distincts.

 


 

1° Groupe : ( instruments doux ) Bugles, Cors, Barytons, Basses, Contrebasses.

2° Groupe : ( instruments brillants ) Cornets, Trompettes, Trombones.  

3° Groupe : ( instruments à anche ) Clarinettes, Hautbois, Bassons, Saxophones, Hautbois..

A ces trois groupes il faut ajouter d'abord les Flûtes, puis les instruments à percussion, composés de la Caisse claire, de la Grosse caisse, et des Cymbales. 

J'appelle Fanfare, un corps de musique exclusivement composé d'instruments en cuivre.

Cette organisation ne nécessite qu'un nombre d'exécutants bien inférieur à celui d'une Musique d'Harmonie, cela se comprend puisque tous les instruments en Bois n'y figurent pas. 

Une fanfare a ses exigences spéciales, plusieurs instruments en cuivre peuvent former une Musique, mais si on néglige de les coordonner avec intelligence, selon leur genre de sonorité, leur diapason leur timbre on tombera infailliblement dans une monotonie déplorable.

Plus une musique est dépourvue de variétés de timbres, plus il est indispensable de créer des effets qui puissent doter l'exécution d'un intérêt dont elle se trouve naturellement privée.

En dehors des trois qualités mentionnées dans le chapitre précédent, la SONORITE, la PUISSANCE, la VARIETE des TIMBRES qui s'obtiennent par la combinaison d'instruments et leurs division par groupes, il en existe trois autres, non moins essentielles à une musique, qui dépendent particulièrement du personnel, je veux parler de la JUSTESSE, de la PRECISION et de l'ENSEMBLE.Celles-ci ne peuvent être acquises que par un classement logiques des élèves, d'après leur degré musical.

Dans toute société musicale, on peut diviser en trois séries les exécutants qui en font partie, ceux qui, bons lecteurs ont l'oreille musicale et possèdent bien leur instrument, ceux qui maitrisent leur instrument mais qui lisent passablement et qui n'ont pas l'oreille habituée à une musique d'ensemble, et enfin ceux qui possèdent un degré musical inférieur.

Il est donc indispensable dans un corps de musique de classer les élèves par degré de force de manière qu'ils puissent toujours se prêter un mutuel appui et de ne jamais les changer de place, l'accord des instruments ne se soutient d'ailleurs que par cette entente réciproque de chaque instrumentiste et de ceux qui l'entourent.

Cette sorte d'affinité qui s'établit entre eux forme un tout qui, s'il n'est pas la justesse parfaite, est tout au moins une justesse supportable.  

La Sonorité : Il arrive parfois que les Solistes font seuls l'objet de toute l'attention du Directeur, c'est sur eux qu'il concentre toutes ses observations.

Les Solistes : c'est sur eux que reposent les plus lourdes charges du répertoire, ils sont toujours remarqués et applaudis.

Le Directeur les choisis, les conseille, les initie avec patience à tous les secrets d'une bonne et pure exécution, les autres musiciens sont totalement négligés, il ne se préoccupe rarement dont est donné le coup de langue, de l'accentuation, de la durée et de l'intensité de chaque SON.

Cette indifférence pour la partie de la Société la plus nombreuse, la plus assidue, la plus intéressante est blâmable, elle peut engendrer deux grands défauts qui proviennent de la masse des exécutants, le manque d'ensemble, le manque de justesse.

Le Manque d'ensemble ; Pour produire un SON, il faut rapprocher l'embouchure des lèvres et faire mouvoir la langue comme si on voulait lancer un morceau de papier dans l'instrument, en ayant soin de prononcer la syllabe ( tu ou ta ) ce mouvement s'appelle Coup de langue, on peut tirer correctement un SON sans l'employer, les notes provenant d'un coup de gosier ou de l'émission pure et simple du souffle sont défectueux, leur Sonorité est mauvaise et tardive, ce défaut d'articulation se désigne sous le nom de SONS Poussés.

Le SON Poussé ;  dans les instruments en cuivre et principalement dans les graves en raison du grand développement de leurs tubes n'arrivent pas immédiatement à l'oreille de l'auditeur.

Le Manque de justesse ; Peu importe qu'un instrument exécute convenablement un SOLO, si le reste de la musique attaque durement dans le FORTE, mollement dans le PIANO et le SON Poussé, cette calamité dominent l'exécution générale.

Lorsque, dans le PIANO, les accompagnements poussent le SON au lieu de l'attaquer franchement en donnant le coup de langue, ils baissent ostensiblement la TONALITE, tandis que le CHANT qui, d'ordinaire tient a se faire entendre et remarquer reste toujours dans le même diapason, quand suivirent le FORTE, au contraire les exécutants qui accompagnent, après un repos obligé dans le PIANO attaquent avec ardeur et donnent trop de SOUFFLE, ils font hausser sensiblement le diapason, les instruments chantants alors profitent pour la plupart de la rentrée de la Batterie pour se reposer ou souffler moins fort. 

Il faut donc donner toujours le Coup de langue, aussi bien dans le PIANO que dans le FORTE, il faut également que l'embouchure reste appliquée aux lèvres et que la différence d'intensité du SON ne provienne que de la quantité de vent émise dans l'instrument.

Qu'on se souvienne, dans le PIANO, l'instrumentiste doit pincer le moins possible afin de ne pas monter, la pince des lèvres suit en progression constante la qualité de souffle dépensée, dans le FORTE, il faut la soutenir le mieux possible et dans le PIANO, la diminuer sans exagération cependant de manière à ne pas altérer la justesse.

Une grande pratique, jointe à une étude raisonnée peut seule faire connaitre le rapport qui doit exister entre la tension des lèvres et la qualité du souffle.

Les variations du diapason d'un instrument à embouchure dépendent de la force et de la pression des lèvres, lorsqu'une de ces causes diminue, il faut amoindrir l'autre, le meilleur moyen d'acquérir cette mémoire mécanique des lèvres consiste a FILER des SONS, c'est à dire a attaquer une note très PIANO, a l'enfler insensiblement jusqu'a ce qu'on arrive à la donner très fort, pour ensuite diminuer la sonorité et la terminer en mourant.

L'instrumentiste peut facilement avec l'exercice des SONS filés, obtenir une grande souplesse de lèvres qui sera pour lui une garantie d'une bonne exécution, ne jamais oublier que rien n'est plus difficile en musique que de soutenir une RONDE avec justesse uniforme.

Beaucoup de sociétés pèchent par l'absence de toute rigueur, leur exécution est monotone et incolore, elles ont cependant de bonnes intentions mais n'obtiennent qu'une dureté âpre et désagréable ; défaut qu'il ne faut pas confondre avec l'énergie qui est une qualité.

Le directeur doit soigner tout particulièrement la justesse et la sonorité des parties intermédiaires, les sociétés qui possèdent de bons accompagnements se font toujours remarquées avec intéret.   

par Monard Henry publié dans : La Sonorité
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus